Note : la plupart de ces détails ont été compilés lors de mon second voyage à Mascate, où je suis resté pendant 48 heures. Je logeais dans l’édifice appelé Rayyan House où Bechtel loue de grands appartements pour les expatriés occidentaux. J’ai mis un album de photos prises à cette occasion ici.
Il y a beaucoup de
chèvres en Oman. Elles ont diverses utilités, la première étant de causer des accidents de la route – je soupçonne les assureurs et les garagistes d’en posséder la plupart !
Plus sérieusement, elles ne semblent pas avoir beaucoup de valeur. Les troupeaux sont libres d’aller et venir à leur guise, y compris au bord des autoroutes. J’ai d’ailleurs vu plusieurs de leur cadavre dans le fossé (en fait, il n’y pas de creux, mais juste un semblant) lors de mes voyagements entre Sohar et Mascate. Le 4 octobre, j’ai vu un troupeau d’une vingtaine de chèvres dans le stationnement extérieur du bureau ; un Omanais m’a expliqué que ce troupeau se promenait par lui-même vers l’ouest le matin et retournait dans son enclos (ouvert) habituellement avant le gros soleil de midi, mais aussi parfois au milieu de l’après-midi.
Le
prix de l’essence ici est d’à peu près 0,30 dollar canadien (30 cents) le litre... Ça n’étonnera probablement personne puisque l’Oman est un des pays producteurs de pétrole du coin.
(C’est à se demander pourquoi on se laisse fourrer par les compagnies pétrolières pendant que l’Alberta s’en met plein les poches à cause des États-uniens!)
J’ai (enfin!) vu bon nombre de
chats à Mascate. Ils sont maigrichons et presque sauvages. De fait, ils n’ont pas de « maître » parce qu’il serait impensable pour un Omanais d’en adopter un : l’
animal de compagnie est un concept étranger à leur culture. Donc, la plupart des chats que j’ai vus fréquentent, le soir, les terrasses des restaurants et quémandent en miaulant abondamment leur nourriture. Il ne faut, bien sûr, ne pas leur en donner, car ce serait blessant pour les restaurateurs d’ici… vaut mieux en laisser dans son assiette qu’en donner aux chats! (Et on ne parle pas de
doggy bag; ce serait ajouter l’insulte à l’affront!)
J’ai aussi vu des chats en chasse dans la ruelle sous mon balcon. Ils doivent chasser, entre autre, des lézards, car j’en ai vu un petit et noir en allant à la plage.
J’ai remarqué dans mon appartement de la Rayyan House la même chose que dans ma cabine au chantier, à savoir la l’emplacement et l’utilisation des
interrupteurs et les prises de courant.
D’abord, il n’y a jamais ni de l’un ni de l’autre dans les salles de bain. Les interrupteurs sont toujours situés à l’extérieur de ces salles; de plus, ils y en a au moins deux, car il y a des petits ventilateurs pour expulser l’humidité à ces endroits en plus des lumières.
Les appareils ménager d’une certaine permanence (réfrigérateur, chauffe-eau, cuisinière, climatiseur, distributeur d’eau) ont chacun leur interrupteur mural. Celui-ci est généralement bien identifié (en anglais!) et comprend souvent une lumière pour indiquer la position ouverte.
En plus, les prises de courant (le modèle britannique à trois têtes plates) ont toutes leur propre interrupteur intégré. Il est donc possible de « fermer » le courant pour brancher un appareil, ou lorsque la prise n’est pas utilisée tout simplement.
Je devrais penser à en prendre en photo pour le troisième album…
Je sais que j’en ai déjà parlé, mais la
conduite automobile des Omanais me paraît un sujet inépuisable.
L’allée à Mascate se fait dans un des grands minibus (25 personnes) que Bechtel a loués pour le déplacement de son personnel au chantier et dans les environs; l’autobus en question va tous les jeudis à Mascate et revient les samedi matin un peu comme un taxi pour les employés
senior. La compagnie qui gère ces autobus emploie des Omanais pour les conduire.
Ce jeudi, nous étions trois Occidentaux, deux Omanais (y compris le chauffeur) et huit Indiens dans l’autobus. Celui-ci roulait raisonnablement (on n’entendait pas la sonnerie du 120 km/h) dans la voie de droite, quand on a entendu un
bang! provenant du côté gauche sans pour autant ressentir un impact… Le chauffeur d’une voiture de taille moyenne, visiblement aussi surpris qu’Omanais, n’avait apparemment pas remarqué l’autobus (deux fois long comme sa voiture et trois fois plus haut) et avait tenté de s’engager dans la voie de droite. D’où un impact parallèle. Notre conducteur, après s’être assuré en regardant dans son rétroviseur que l’autre véhicule continuait à rouler, a lui-même continué son petit bonhomme de chemin comme si rien n’était! Bien sûr, l’aile arrière de l’autobus était renfoncée et la peinture avait été arrachée sur près d’un mètre et demi, mais il semble que ce genre d’incident soit assez commun pour qu’on y prête pas plus d’attention…
Dans
le second album photo, on peut voir quelques photos prises au
souk de Muttrah, qui serait un des plus vieux (ou des plus grands) souks du Moyen-Orient. De l’extérieur, il n’a l’air de rien, mais à l’intérieur, c’est comme une caverne d’Ali baba. Ce que j’en ai vu (et je veux y retourner) est un couloir intérieur de trois mètres de large avec de chaque côté des boutiques souvent grosses comme ma cabine de chantier (3 m x 2.5 m) remplies de différentes choses. Des marchands de vêtements pour femme, pour enfants, pour hommes, des vendeurs de parfums et d’encens, des marchands d’antiquités, de bijoux ou de produits locaux. Mille couleurs, huit cent sons, cinq cent odeurs (bonnes pour la plupart – c’est très propre), et toujours quatre ou cinq marchands omanais vous interpellant…
Nous (j’étais accompagné de trois personnes) n’avons fait que quinze ou vingt mètres dans le souk et nous avons dépensé au moins mille dollars… après négociations! Je pense bien me débrouiller d’ailleurs : dans une boutique particulière, j’avais sélectionné des choses (je ne dis pas c’est quoi – il y a des surprises là-dedans!) qui s’élevaient à près de 70 rials omanais (les prix étaient dessus – environ 200 CAD), mais j’en suis sorti avec tout mes choix en payant seulement 35 OMR, et en obtenant un petit quelque chose en prime (destiné à ma
Souris)!
Il faut noter que, bien que je n’aie pris des photos que dans deux boutiques, nous en avons visité six ou sept. Avons-nous seulement vu cinq pour cent de ce souk? J’en doute – il y a même un deuxième étage que nous n’avons même pas contemplé de loin!
J’ai bien aimé mon séjour à Mascate et j’ai déjà fait la demande pour y retourner… Je me croise les doigts!
Rappel :
On peut trouver le premier album ici
Prochain épisode :
Mon troisième voyage à Mascate (Muscat)
- ou whatever (!)